Dans la dernière édition de ce bulletin, nous avons abordé la diversification des différents Fonds FMOQ qui s’avère d’autant plus vigilante que la gestion de ces derniers est confiée à plusieurs firmes de conseillers en placement. Dans ce numéro, nous jetons un regard sur façon dont la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. sélectionne et encadre ces derniers.

C’est le conseil d’administration (CA) de la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. qui a la responsabilité du choix des conseillers en placement des Fonds FMOQ. Deux comités importants relèvent du CA, soit le comité de placement et le comité de revision de la structure des Fonds.

 

Comité de placement

Ce comité est composé de tous les administrateurs de la société, d’un représentant de l’Association des optométristes du Québec et de quelques membres de la direction de la société. Les membres du comité se rencontrent tous les trois mois afin de suivre les performances des conseillers en placement et de s’assurer du respect des politiques de placement sur lesquelles sont fondés tous les mandats de gestion des Fonds FMOQ. Les membres du comité rencontrent aussi un représentant de chacune des firmes de conseillers en placement, et ce, au moins une fois par année. Aux fins de l’exécution de son mandat, le comité de placement est épaulé par une firme d’experts-conseils reconnue, Aon Conseil. Celle-ci travaille étroitement avec de nombreuses caisses de retraite, compagnies d’assurances et sociétés de fonds de placement, tant pour le suivi que pour la sélection de firmes de gestion de placements institutionnels. De cette façon, le comité de placement s’assure de la pertinence et de la rigueur de ses recommandations au CA.

 

Comité de révision de la structure des Fonds

Comme sa désignation l’indique, le mandat de ce comité consiste à réviser la structure de gestion des Fonds FMOQ. En plus d’examiner les politiques de placement et la répartition des mandats entre les différents styles de gestion et les conseillers en placement, il tente de trouver de nouvelles façons d’améliorer le positionnement des Fonds FMOQ. Ce comité prépare ses recherches et fonde ses recommandations sur diverses analyses effectuées par la direction de la société ainsi que sur l’expertise des différents consultants chevronnés auxquels il fait appel. Il rencontre même les diverses firmes de gestion afin de les évaluer et d’approfondir sa compréhension des occasions de placement susceptibles de profiter aux Fonds FMOQ. Lorsque nécessaire, il recommande au CA de modifier des mandats de gestion ou de remplacer certains conseillers en placement et de faire appel à de nouveaux.

L’organigramme ci-dessous illustre la structure expliquée dans ce texte qui complète notre série d’articles sur les Fonds FMOQ. Si vous avez besoin de plus amples renseignements ou de précisions, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions.

Vous avez été nombreux à vous questionner sur le travail des conseillers en placement des Fonds FMOQ lors de la récente débâcle boursière. Nombre de participants tenaient en effet à savoir s’il y avait un capitaine à bord du navire ou si les Fonds risquaient d’être complètement emportés par la tempête.

Sachez qu’il n’y avait pas qu’un seul capitaine à bord, mais bien de nombreuses équipes de spécialistes en placement à l’œuvre, qui n’ont ménagé aucun effort pour amenuiser les impacts de la crise et préparer les Fonds à une reprise éventuelle.

Pour chaque Fonds FMOQ, la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. (le gestionnaire) détermine des objectifs de placement et la stratégie de placement pour les atteindre. Pour ce faire, le gestionnaire choisit plusieurs conseillers en placement externes à qui il confie le mandat de sélectionner des titres (actions, obligations et titres à court terme ou marché monétaire) à inclure dans chacun des Fonds FMOQ. Puisque ceux-ci sont constitués de titres choisis par plusieurs conseillers en placement ayant des styles de gestion différents et complémentaires, il s’ensuit une bonne diversification.

Dès lors, les participants risquent moins de subir les contrecoups des insuccès d’un seul conseiller en placement qui pourrait s’être trompé dans son analyse d’un secteur économique ou d’un titre en particulier. L’année 2008 a démontré que même de réputés conseillers en placement peuvent mal évaluer l’ampleur d’une crise financière et ses effets catastrophiques sur de nombreux titres. D’importants conseillers en placement ont en effet augmenté leurs positions alors que les titres chutaient en Bourse, prétextant que si le titre offrait une bonne valeur à 100 $, il était judicieux d’en acheter davantage à 75 $, puis à 50 $, puis à 25 $, etc.

L’exemple de Citigroup est éloquent : l’action de ce géant financier américain valait plus de 50 $ à l’été 2007, avant de s’effondrer jusqu’à 1 $ en mars 2009. Dans le jargon de la gestion de placement, on appelle ce genre de désastre « une torpille ». Ceci signifie qu’un seul titre peut non seulement venir effacer les autres bons coups dans le portefeuille, mais également détruire une longue série de rendements enviables.

Afin de s’assurer d’une bonne diversifi-cation, certains conseillers en placement sélectionnent uniquement les titres de plus petites entreprises (petite capitalisation), tandis que d’autres se concentrent sur les plus importantes sociétés (grande capitalisation). Le potentiel de croissance des plus petites entreprises est souvent plus grand, mais aussi plus risqué, ce qui se traduit par des fluctuations plus importantes des valeurs en Bourse. Pour cette raison, on trouve présentement 15 % de titres à petite capitalisation contre 85 % de titres à grande capitalisation dans les différents Fonds FMOQ. Les principaux styles de gestion (valeur, croissance, momentum) sont aussi tous représentés.

Pour chaque conseiller en placement, le gestionnaire a une politique de placement qui précise entre autres la proportion maximale pouvant être investie dans un seul titre, le nombre de secteurs économiques à couvrir, les types de placement à privilégier ou à éviter, ainsi que l’objectif de rendement du mandat. Le conseiller en placement est tenu de respecter la politique et le gestionnaire s’en assure constamment.

Certains conseillers en placement ont pour mandat de répliquer tout simplement le rendement d’un indice donné (gestion indicielle), alors que d’autres doivent répliquer un indice tout en y apportant quelques améliorations visant à battre le rendement d’un indice donné (gestion indicielle plus). Finalement, d’autres conseillers ont beaucoup plus de latitude dans la construction de leurs portefeuilles (gestion active). En contrepartie, une plus value plus importante est généralement exigée de ces derniers afin de compenser le risque actif, c’est-à-dire une déviation par rapport à l’indice.

Pour connaître du succès, un conseiller en placement à gestion active doit :

•   surpondérer les meilleurs secteurs économiques (pétrole, services financiers, soins de santé, etc.), c’est-à-dire augmenter en quantité les titres de ces secteurs dans le portefeuille en tenant compte de leur importance relative ;

ou

•   sélectionner les titres susceptibles de mieux faire dans chacun des secteurs.

Pour y arriver, il s’appuie généralement sur un modèle quantitatif qui n’est ni plus ni moins qu’un filtre permettant de classer les nombreux titres des différentes Bourses en fonction de plusieurs critères (niveau d’endettement, croissance des bénéfices, ratio cours/bénéfice, etc.). Pour les titres qui « passent le filtre », une analyse fondamentale s’impose ensuite. Celle-ci comprend plusieurs étapes : rencontre avec la direction, visite chez les clients ou fournisseurs, étude exhaustive des bilans financiers, projections financières en fonction de plusieurs scénarios, situation concurrentielle, etc.

Si certains conseillers en placement privilégient une gestion de type ascendante (bottom-up),d’autres optent plutôt pour une gestion de type descendante (top-down).

La gestion de type ascendante focalise sur la constitution du portefeuille en analysant d’abord les titres en profondeur en vue de les conserver tout au long du cycle économique. Elle vise la réalisation d’un rendement donné à travers l’ensemble du cycle, au fur et à mesure que le plan d’affaires de l’entreprise est mis en œuvre et que les marchés prennent conscience des bénéfices créés.

La gestion de type descendante assoit le processus de sélection de titres sur une opinion macroéconomique. Le choix des titres et des secteurs est fortement influencé par l’état du cycle économique (reprise ou ralentissement). Ce style de gestion est susceptible de conduire à d’importantes déviations sectorielles, car certains secteurs font traditionnellement mieux en période de croissance économique (les « cycliques » comme le pétrole et les matériaux), alors que d’autres secteurs font mieux en période de ralentissement (les « défensifs » comme les soins de santé et les biens de consommation).

Comme nous l’avons expliqué dans le dernier numéro (mars 2009), les trois Fonds FMOQ diversifiés ont des répartitions d’actifs différentes. De plus, pour le Fonds omnibus FMOQ, la répartition se fait systématiquement vers la cible désirée, alors que pour le Fonds de placement FMOQ et le Fonds revenu mensuel FMOQ, c’est un conseiller en placement qui a le mandat de dévier de la répartition cible, en tentant de profiter des occasions qui se présentent.

En conclusion, il y a plusieurs éléments qui différencient les divers mandats de gestion des Fonds FMOQ.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les conseillers en placement des Fonds FMOQ, visitez la section « Conseillers en placement » de notre site Internet (www.fondsfmoq.com) ou communiquez avec votre conseiller qui se fera un devoir et un plaisir de répondre à vos questions.

Soyez assuré d’une chose : la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. ne prétend pas être en mesure de prévoir l’avenir ni les rendements de l’an prochain, mais elle s’assure de contrôler ce qui lui est possible de contrôler, soit :

1)   la gestion des risques, en confiant la gestion des Fonds FMOQ à une brochette impressionnante de conseillers en placement chevronnés aux styles de gestion différents et complémentaires ;

2)   ses coûts, ce qui vous permet de bénéficier de Fonds dont les frais de gestion se situent parmi les plus bas de l’industrie et, par le fait même, d’une forte valeur ajoutée dans votre portefeuille.

Dans le prochain numéro, nous verrons comment la Société de gérance des Fonds FMOQ inc.effectue un suivi serré de la gestion de ses conseillers en placement et comment elle tente constamment d’améliorer ses Fonds en les adaptant à un contexte en constante évolution.

Depuis l’automne dernier, on peut difficilement passer une journée sans entendre parler, lire ou voir à la télé un reportage ou une manchette qui fait écho à la crise économique qui sévit à l’échelle de la planète. Seule bonne nouvelle, que tout le monde semble vouloir ignorer, l’histoire nous enseigne que chaque crise connaît un dénouement et celle que nous traversons ne fera donc pas exception.

À chaque jour qui passe – et avec une constance alarmante – le portrait général de l’économie mondiale ne fait que s’assombrir.

Chaque nouvelle prévision d’économistes nous apprend que la récession va être plus grave que ce qui avait été jusque-là escompté, qu’elle sera plus longue que prévu et que la reprise sera beaucoup moins rapide et spectaculaire qu’on ne l’anticipait.

De plus en plus, certains évoquent même, sans scrupule aucun, le spectre de la réédition de la Grande dépression des années 30. S’il s’agit certes d’une analogie évocatrice, elle est cependant nettement exagérée.

Le monde a changé depuis les années 30, celui de la finance et de l’économie aussi. Pas toujours pour le mieux, comme les derniers dérapages du papier commercial adossé à des actifs nous l’ont brutalement rappelé, mais, de façon générale, les hommes ont appris de leurs erreurs et le système financier est beaucoup mieux outillé aujourd’hui pour faire face à la crise qu’il ne l’était à l’époque.

Une crise sans précédent

Il faut d’abord rappeler quelques éléments qui ont caractérisé la plus grave crise économique de l’histoire moderne. La crise de 1929 a pris son origine avec le krach boursier d’octobre 1929, lorsque la bourse newyorkaise s’est littéralement effondrée. Ce krach s’est poursuivi durant trois ans, au cours desquels la valeur moyenne des titres a chuté de 80 %.

Beaucoup de petits investisseurs avaient emprunté à la banque pour « jouer » à la bourse et beaucoup de banques avaient elles-mêmes investi directement à la bourse. De 1930 à 1933, quelque 9 000 banques américaines ont fait faillite, entraînant avec elles 15 % de l’épargne totale aux États-Unis.

Comme cela a été le cas en octobre et novembre derniers, on s’est retrouvé durant les années 30 dans une situation de « credit crunch ». Les banques n’avaient plus de liquidités pour financer les individus et les entreprises et elles ont ainsi provoqué une incroyable cascade de faillites.

La production industrielle a été complètement paralysée et a chuté de 50 % en trois ans. Le taux de chômage a explosé pour atteindre 25 % et le produit intérieur brut américain a lui-même enregistré une baisse de 33 %.

Misère et pauvreté

Les prix des denrées agricoles et des matières premières ont chuté de plus de 25 %. Les fermiers du « middle-west » américain ont à peu près tous fait faillite et ont migré dans le plus total dénuement vers les centres urbains.

On parle ici de conditions extrêmes. Il n’existait à l’époque aucun filet social capable d’alléger la misère humaine. La cohorte de millions de chômeurs vivait de mendicité et s’alimentait dans les soupes populaires improvisées.

Ce n’est qu’en 1933, avec l’élection de F.D. Roosevelt et la mise en oeuvre de son « new deal » que la situation a cessé de se détériorer. Pour enrayer la crise, le nouveau président a engagé le pays dans un vaste chantier: construction de nouveaux barrages, de nouvelles routes, d’hôpitaux et d’écoles.

L’État devait intervenir pour redonner du travail aux citoyens américains afin qu’ils se remettent à dépenser, ce qui s’est fait progressivement jusqu’en 1939. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la mise en place d’une redoutable industrie militaire a alors mobilisé le pays. En 1945, la Grande dépression était devenue chose du passé.

Des paramètres bien différents

La Grande dépression des années 30 a été sans conteste la plus grave crise économique de l’histoire contemporaine. Elle ne s’est pas limitée aux seuls États-Unis, tous les pays européens et latino-américains ont été également foudroyés.

Une des raisons de cette détérioration généralisée a été la mise en place systématique de mesures protectionnistes. Tous les pays frappés par la crise tenaient absolument à protéger leurs rares industries qui opéraient toujours en érigeant des barrières tarifaires pour empêcher l’arrivée de produits étrangers concurrents. Un repli sur soi qui n’a fait qu’aggraver le problème.

Le ralentissement économique que nous observons aujourd’hui à l’échelle planétaire est lui aussi important, mais il n’y a aucune espèce de commune mesure entre le contexte des années 30 et celui qui nous préoccupe actuellement.

Même si les pronostics ont tendance à varier et à devenir plus sombres de jour en jour, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit toujours que l’économie mondiale devrait se contracter de 1 % en 2009, après avoir enregistré un taux de croissance respectable de 3,2 % en 2008.

Le FMI prévoit que l’économie des pays les plus industrialisés va connaître un repli moyen de 3 % à 3,5 % en 2009. Aux États-Unis, on anticipe toujours un taux de croissance négatif de 2,6 % pour l’année en cours.

Comme on le constate, aussi virulente que la crise puisse paraître, on est loin de la situation qui prévalait entre 1930 et 1933 lorsque le PIB américain a reculé de 33 % et que l’économie mondiale s’est contractée de quelque 15 %.

Au Canada, selon les dernières prévisions disponibles, on estime que l’activité économique devrait se replier de 2,5 % en 2009 avant de reprendre progressivement une voie ascendante en 2010. En 1930, le PIB canadien avait enregistré une chute de 13 %, faut-il rappeler.

Filet social

Autre paramètre qui ne supporte pas la comparaison, le chômage. Durant la crise des années 30, le taux de chômage était de 25 % aux États-Unis, il est aujourd’hui à 8,1 %. À l’époque, faut-il le rappeler, les chômeurs étaient des indigents qui ne pouvaient compter sur aucune autre assistance financière que la charité.

Aujourd’hui, même s’ils vivent un drame humain personnel déchirant, les chômeurs peuvent bénéficier de prestations d’aide qui leur permettent de survivre sans avoir à quémander. Ultimement, lorsqu’ils auront épuisé ces ressources, ils auront droit à une forme d’assistance sociale minimale.

Au Québec, on estime que la récession va entraîner la perte de 62 000 emplois en 2009. Le taux de chômage qui était tout juste sous la barre des 8 % devrait atteindre la marque des 9,1 % à la fin de l’année. Lors de la récession de 1982, le Québec affichait un taux de chômage de plus de 14 %, doit-on relativiser.

Stabilisation financière

Si la crise financière et boursière qui a plongé le monde en état de choc au cours de l’automne dernier a des origines semblables à celle de 1929, ses effets ne seront pas aussi durables que lors de la Grande dépression des années 30.

À l’époque, lorsque les banques ont fait massivement faillite et que les liquidités ont subitement et cruellement fait défaut, les autorités monétaires, tant américaines qu’européennes, sont restées totalement neutres. Le système, croyait-on à l’époque, allait se régénérer de lui-même.

L’histoire nous a démontré que l’action énergique des banques centrales est déterminante lorsque survient une crise. On l’a vu lors du krach boursier de 1987. Dès le jour qui a suivi le krach du 17 octobre, la Banque centrale américaine et les autres banques centrales européennes ont injecté massivement des liquidités dans le système pour permettre aux courtiers de payer leurs clients qui vendaient en panique.

Parallèlement, on a réduit de façon systématique les taux d’intérêt pour permettre un plus grand accès au crédit. Cette intervention musclée a permis de calmer le jeu et d’empêcher même l’avènement d’une récession que tous et chacun appréhendaient.

Lorsque la crise financière a éclaté cet automne, toutes les banques centrales ont coordonné leurs efforts pour en réduire le choc. On a injecté des centaines de milliards de dollars pour solidifier le bilan d’institutions financières sérieusement menacées de disparaître et on a mis les liquidités disponibles pour répondre à la demande des consommateurs et des entreprises.

Marchés boursiers : Le temps fait son œuvre

Mis à part le cas extrême de 1929, toutes les récessions d’après-guerre ont eu une durée de vie moyenne de 11 mois. L’actuelle récession sera vraisemblablement plus longue que la moyenne, mais elle ne devrait pas excéder l’année 2009, selon l’opinion générale des prévisionnistes.

Historiquement, les marchés boursiers anticipent de six mois la fin d’un cycle de contraction économique. C’est donc dire que les marchés devraient eux-mêmes retrouver de façon plus stable et durable un mode haussier à partir du deuxième semestre de l’année. Depuis 1950, la bourse américaine a enregistré 11 situations de marchés baissiers*, durant lesquelles l’indice S&P 500 a reculé de 32 % en moyenne. La durée de ces marchés négatifs a été de 12 mois en moyenne.

Lorsque les marchés mettent un terme à leur descente et se remettent à progresser, l’indice S&P 500 a historiquement réussi à produire un rendement moyen de 29,5 % en 12 mois et de 42,3 % en 24 mois.  C’est donc dire qu’il faut habituellement compter deux ans avant que le marché récupère la presque totalité des pertes qu’il a enregistrées. Cet autre enseignement de l’histoire récente rappelle donc aux investisseurs que la patience est payante lorsqu’on laisse tout simplement le temps faire son oeuvre.

* pour les détails de ces 11 marchés baissiers, vous référer à notre article du Bulletin trimestriel de septembre 2008.

L’année 2008 est terminée. L’heure est au bilan et il s’avère quelque peu démoralisant de compiler des pertes plutôt que des gains.

Maussades, les investisseurs ne savent pas vraiment où investir leurs prochaines cotisations REER. Bon nombre se demandent s’ils ne devraient pas « sauter » une année. La réponse est simple : surtout pas ! Bien que nous traversions présentement l’une des pires récessions des 50 dernières années, la logique financière devrait nous inciter à prendre les bouchées doubles en vue d’atteindre un jour nos objectifs financiers. L’idée n’est pas de se fermer les yeux et de se lancer tête première dans des investissements spéculatifs, mais plutôt de faire le point sur sa situation personnelle et de voir comment l’année 2008 devrait influencer nos choix d’investissements en 2009. À cet effet, l’équipe de la société Les Fonds d’investissement FMOQ inc. est en mesure de prodiguer des conseils éclairés et impartiaux sur le ou les produits les plus appropriés en ces temps de fortes turbulences boursières et de taux d’intérêt historiquement bas.

Le tableau ci-contre décrit brièvement l’ensemble des produits disponibles. Avant d’effectuer un choix, il est essentiel de savoir où l’on se situe quant à l’accumulation d’un capital retraite. Voici donc quelques points de référence pour faciliter cette évaluation.

Stade 1 – Début de carrière

Alors que vous commencez à peine à constituer un REER, les Bourses du monde entier chutent. La pire erreur serait de fuir les marchés boursiers. Vous devriez plutôt vous estimer chanceux de pouvoir bâtir un portefeuille d’actions alors que les valeurs sont dépréciées. Le moment de la reprise n’a que très peu d’importance pour vous, car vous prendrez votre retraite dans plus de 25 ans. Sur une telle période de temps, les actions sont sans conteste l’option de placement la plus profitable, surtout si elles sont acquises dans des périodes de marchés baissiers.

Il n’est toutefois pas recommandé à tout le monde d’acheter directement des actions ou d’investir la totalité de son portefeuille dans des titres boursiers ou dans des fonds d’actions. Les fonds diversifiés, comme les Fonds omnibus, de placement et revenu mensuel FMOQ, contiennent une certaine portion d’actions qui pourrait vous faire profiter d’une bonne croissance à long terme, tout en limitant les fluctuations à plus court terme.

Rappelez-vous cependant que le plus important n’est pas le type de placement que vous choisirez, mais plutôt la durée de votre investissement et votre discipline d’épargne qui doit être réaliste, c’est-à-dire tenir compte de votre niveau de vie et de vos objectifs de retraite.

Stade 2 – Milieu de carrière

Les baisses de 2008 ont certainement eu un impact sur votre REER. Si vous n’avez pas révisé votre portefeuille au cours des derniers mois, vous devriez revoir votre répartition d’actifs (actions vs revenus fixes) et vous assurer qu’elle correspond toujours à votre niveau de tolérance au risque. Si votre portefeuille est très conservateur, il est peu probable que vous soyez enclin à risquer davantage maintenant. Tâchez toutefois de maintenir votre niveau de risque, c’est-à-dire de dédier une partie de votre cotisation REER aux actions, probablement par le biais d’un fonds diversifié comme le Fonds omnibus FMOQ. Si vous avez déjà un portefeuille équilibré, assurez-vous qu’il le soit encore. À la suite de la baisse des marchés, vous devriez peut-être réinvestir en titres boursiers (actions) afin de rééquilibrer cette portion de vos placements.

Stade 3 – Fin de carrière

Vous en êtes à la dernière étape de votre vie professionnelle. Même s’il demeure essentiel d’effectuer de nouvelles cotisations REER annuelles, celles-ci ont moins d’impact sur l’ensemble de votre portefeuille. Ce sont plutôt les rendements annuels qui peuvent faire fluctuer de façon importante votre actif. Dans l’optique d’un éventuel décaissement, il s’avère primordial de consolider vos avoirs et de les préserver, d’où la nécessité d’accorder moins d’importance à la croissance du capital. Les actions devraient donc graduellement occuper moins de place au sein de votre portefeuille et être remplacées par des titres à revenu fixe (monétaire et obligations) ainsi que des placements garantis.

Le contexte actuel n’est toutefois pas propice pour de grosses ventes d’actions. Selon la situation, il pourrait être préférable d’attendre une reprise avant d’aller de l’avant avec des réductions importantes. Ne pensez pas pour autant que les actions doivent être complètement éliminées ! Ces titres méritent encore une place dans votre portefeuille, car vous n’encaisserez pas l’ensemble de vos investissements le lendemain de votre retraite. Puisqu’une retraite dure en moyenne 25 ans, il faut encore prévoir maintenir des titres boursiers pour assurer un rendement intéressant à long terme.

Conclusion

Peu importe votre choix d’investissement, vous devez effectuer votre cotisation REER annuelle. Une façon gagnante de le faire consiste à étaler et à verser systématiquement, tout au long de l’année, une cotisation REER. Ce faisant, vous vous protégez des fluctuations des marchés et vous évitez d’avoir à effectuer un important déboursé en fin de période REER. N’hésitez pas à communiquer avec un conseiller des Fonds FMOQ, il saura vous guider en fonction de votre situation personnelle.

 

Les bourses de partout à travers le monde connaissent une période particulièrement difficile. La plupart sont d’ailleurs entrées officiellement en marché baissier (bear market), soit une baisse de plus de 20 % des indices boursiers par rapport à leur dernier sommet. En tant qu’investisseur, vous êtes à même de constater que les cycles économiques se succèdent, tout comme les chutes et les reprises en Bourse. La situation actuelle se prête bien à un retour en arrière afin de constater les dégâts causés par les derniers marchés baissiers et la période de temps qui s’est avérée nécessaire pour les réparer, c’est-à-dire pour effacer les pertes encourues.

Pour faire cet exercice, nous avons utilisé l’indice S&P/500, soit l’indice qui représente le mieux l’évolution de la Bourse américaine. Pourquoi celle-ci plutôt que la Bourse canadienne ou une autre ? Tout simplement parce qu’encore aujourd’hui, la Bourse américaine demeure la plus importante en taille et la plus influente. Elle est aussi très bien diversifiée par secteur d’activité, donc à l’abri de distorsions comme celles qui marquent la Bourse canadienne. Par exemple : l’épisode Nortel dont le titre représentait plus de 30 % de son indice, ou les ressources naturelles qui accaparent plus de 50 % de l’indice.

Les États-Unis ont aussi connu leur lot de récessions, guerres, scandales financiers et tourmentes politiques. Voyons donc, du côté de l’Histoire, le nombre de fois où la Bourse américaine a chuté de plus de 20 %. La réponse est 11, et ce, depuis 1950. Ces baisses étaient en moyenne de 31,9 % et d’une durée de 12 mois. Quant aux reprises, elles duraient en moyenne 21 mois. Ceci signifie qu’une personne qui aurait investi, au sommet du marché boursier, aurait dû attendre en moyenne 33 mois avant de récupérer ses pertes et recouvrer ainsi son investissement initial.

Dans notre exemple, la situation est quelque peu exagérée dans la mesure où la plupart des investisseurs avaient généralement pu profiter de la hausse précédente, ou n’avaient pas à tout le moins tout investi au pire moment de la pire journée. De plus, l’exemple ne tient pas compte des dividendes versés par les sociétés. En fait, nous avons tenu compte uniquement de l’évolution du prix de l’indice S&P/500.

À l’heure actuelle, les 500 titres qui composent cet indice versent un dividende moyen de 2 %. Ainsi, même si l’indice fait du surplace, l’investisseur obtient un rendement de 2 % par année, sous forme de dividende.

Poussons l’analyse un peu plus loin. Comme on le sait, nombreux sont les investisseurs qui accumulent graduellement des parts de fonds communs de placement au moyen d’achats systématiques mensuels. On peut dès lors se demander comment ces achats graduels auraient affecté la période de reprise.

En supposant qu’un investisseur dispose d’un portefeuille d’une valeur de 100 000 $ au sommet boursier, et en tenant pour acquis qu’il poursuive ses achats systématiques, à raison de 1 500 $ par mois, on constate, comme le démontre le tableau ci-dessous, que cette stratégie fort simple aurait permis de réduire la période de récupération des pertes, et ce, dans tous les cas.

Conclusion ? Si vous avez un portefeuille bien équilibré, la meilleure chose à faire, en ces temps de fortes volatilités boursières, est de conserver vos positions tout en continuant à accumuler des parts dépréciées. Vos gains n’en seront que plus intéressants au moment de la reprise.

Comme toujours, n’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller afin de vous assurer que vos portefeuilles soient toujours en adéquation avec votre profil d’investisseur.

PÉRIODE DE BAISSE DURÉE DE 
LA BAISSE
AMPLEUR DURÉE DE LA REPRISE
SANS 
ACHAT MENSUEL
AVEC 
ACHATS MENSUELS
Juillet 2007 à ? > 14 mois > 27,2 % non disponible non disponible
Mars 2000 à octobre 2002 31 mois – 50,5 % 57 mois 39 mois
Juillet 1998 à octobre 1998 3 mois – 22,4 % 1 mois 1 mois
Juillet 1990 à octobre 1990 3 mois – 20,4 % 4 mois 3 mois
Août 1987 à octobre 1987 2 mois – 35,9 % 21 mois 18 mois
Novembre 1980 à août 1982 21 mois – 28,0 % 3 mois 2 mois
Janvier 1973 à octobre 1974 21 mois – 49,9 % 69 mois 57 mois
Décembre 1968 à mai 1970 17 mois – 37,3 % 22 mois 19 mois
Février 1966 à octobre 1966 8 mois – 23,7 % 6 mois 5 mois
Décembre 1961 à juin 1962 6 mois – 29,3 % 14 mois 11 mois
D’août 1956 à octobre 1957 14 mois – 21,5 % 11 mois 10 mois
Moyenne 12 mois – 31,9 % 21 mois 16 mois


Lancé en octobre 2006, le Fonds revenu mensuel FMOQ a pour objectif de générer un revenu stable, comparable à celui d’une obligation ou d’un certificat de placement garanti (CPG), mais plus efficace fiscalement et capable de dégager une plus-value à long terme.

C’est la raison pour laquelle ce Fonds est investi de façon équilibrée, dans le but de produire un revenu régulier annuel avoisinant 5 %. Les frais de gestion annuels (incluant les taxes) étant de 1 %, il est possible d’envisager une distribution annuelle de revenu de l’ordre de 4 %, sans avoir à puiser dans le capital du Fonds*. Pour y arriver, les gestionnaires de portefeuilles de Fiera Capital privilégient les titres à court terme et les obligations, les actions privilégiées, les actions ordinaires à dividende élevé ainsi que les fiducies de revenu. Les pourcentages entre les différentes catégories d’actifs varient en fonction des perspectives des gestionnaires et des balises qui leur sont fixées.

Ce Fonds est investi totalement au Canada, ce qui permet de profiter des crédits d’impôt pour dividendes de source canadienne. Actuellement, le taux d’imposition maximal pour un dividende est de 29 %, comparativement à 48 % pour un revenu d’intérêt. En pratique, ceci signifie qu’au taux marginal d’imposition le plus élevé, pour un investissement dans un compte non enregistré, le rendement après impôts est le même pour un revenu d’intérêt de 5,46 % que pour un revenu de dividende de 4 %.

Revenu d’intérêt : 5,46 % x (1-48 %) = 2,84 %
Revenu de dividende : 4 % x (1-29 %) = 2,84 %

Le Fonds revenu mensuel FMOQ distribue donc un revenu fiscalement avantageux d’environ 4 % par année, mais il ne faut pas confondre « distribution de revenu » et « rendement », et ce, pour les raisons suivantes :

a) la distribution de revenu peut être réinvestie dans le Fonds sous forme de nouvelles parts qui peuvent cependant être encaissées ; ces distributions sont mensuelles, d’où la désignation de Fonds revenu mensuel FMOQ ;

b) le rendement tient compte des distributions de revenu auxquelles s’ajoute la plus ou moins value des titres en portefeuille.

Croissance à long terme

Le potentiel de croissance à long terme provient principalement des actions ordinaires et des fiducies de revenu. En sélectionnant judicieusement des titres parmi plusieurs secteurs d’activité économique, les gestionnaires devraient pouvoir investir dans des sociétés susceptibles d’augmenter leurs bénéfices au fil des ans et, conséquemment,
d’accroître la valeur de leurs actions et de bonifier leurs dividendes.

Bien que cette recherche de croissance à plus long terme ait pour corollaire une volatilité accrue des rendements à plus court terme, les détenteurs qui encaissent les distributions de revenu mensuel devraient observer une croissance de leur capital au fil des années et préserver leur pouvoir d’achat. Il ne faut cependant pas sous-estimer les effets néfastes de l’inflation à long terme. À titre d’exemple, avec un taux d’inflation de 3 %, il ne faut que 14 ans pour que le prix d’un bien passe de 100 $ à 150 $.

Un bon départ

Depuis sa création, il y aura bientôt deux ans, le Fonds revenu mensuel FMOQ a généré un rendement annuel composé de 5,7 %. Ce laps de temps inclut la date du 31 octobre 2006, alors que le gouvernement fédéral a modifié les règles fiscales relatives aux fiducies de revenu, une décision qui a entraîné une correction quasi instantanée d’environ 20 % des titres de ce secteur.

Le Fonds a tout de même généré un rendement positif de 0,8 % du 6 octobre au 31 décembre 2006, de 7,2 % en 2007, et de 1,9 % pour les six premiers mois de 2008.

 

Catégorie d’actif
Actuellement Min.
Cible
Max.
Court terme et obligations
40 %
20 %
30 %
40 %
Actions privilégiées
11 %
10 %
15 %
20 %
Actions ordinaires
22 %
15 %
25 %
35 %
Fiducies de revenu
27 %
15 %
30 %
40 %

 

Rendements du Fonds revenu mensuel FMOQ
Du 1er janvier au 27 juin 2008 (non annualisé) 1,9 %
Pour l’année 2007 7,2 %
Du 6 octobre 2006 au 31 décembre 2006 (non annualisé) 0,8 %
Du 6 octobre 2006 au 27 juin 2008 (annualisé) 5,7 %

Bien que particulièrement adapté pour les participants en phase de décaissement, ce Fonds peut s’avérer intéressant pour tous les investisseurs, en raison de la composition de ses actifs et du rendement auquel il donne lieu. Les participants qui ne souhaitent pas se prévaloir de la distribution mensuelle du Fonds peuvent le faire, car cette dernière, à l’instar de tous les autres Fonds FMOQ, est automatiquement réinvestie dans le Fonds sous forme de parts additionnelles.

Étant donné sa stratégie de placement différente de celles des Fonds omnibus et de placement FMOQ, le Fonds revenu mensuel FMOQ constitue un Fonds équilibré complémentaire à ces derniers. En plus d’être un élément de diversification fort intéressant pour un portefeuille, il permet de bénéficier des nombreux avantages des Fonds FMOQ.

* Le taux de distribution du Fonds revenu mensuel FMOQ est établi annuellement par la société de gestion du Fonds en fonction des projections de revenus de chacune des catégories d’investissement du Fonds. Ce montant peut être ajusté tout au long de l’année, si les conditions de marché changent. Si les revenus et les gains en capital que réalise le Fonds ne suffisent pas au montant de la distribution, le Fonds effectue alors un remboursement de capital pour combler la différence.

En cette période de fortes volatilités boursières, vous ne savez plus dans quel type d’investissement faire vos nouvelles cotisations REER?

Si votre portefeuille répondait bien à votre tolérance au risque et à votre horizon de placement avant le début de la crise boursière actuelle, nous ne croyons pas que vous devriez effectuer des modifications à votre répartition d’actifs. Plusieurs articles du présent Bulletin traitent plus amplement de ce sujet.

Toutefois, en fonction de votre tolérance au risque, diverses stratégies peuvent être adoptées pour vos nouvelles cotisations REER. Voici donc les alternatives que nous sommes en mesure de vous offrir :

SÉCURITÉ

Pour vous sécuriser à court terme, le Fonds monétaire FMOQ est l’outil tout indiqué. Principalement composé de bons du trésor et d’effets à court terme, ce Fonds vous offre un taux d’intérêt toujours plus avantageux que celui d’un compte bancaire, et sa flexibilité vous permet de profiter de la reprise au moment que vous jugez opportun, puisque vous pouvez, en tout temps, en transférer les sommes vers un autre produit de votre choix.

Aussi, les diverses Obligations d’Épargne Placements Québec vous garantissent la tranquillité pour le terme que vous choisissez, ceci jumelé à un taux avantageux pour le terme de votre placement (par exemple : pour une Obligation à Taux Progressif (OTP), le taux d’intérêt de la première année était 3,75 % au 30 septembre 2008). D’autres obligations, dont les termes et les taux varient, sont également offertes.

De plus, nous pouvons vous guider dans la constitution personnalisée d’un portefeuille d’obligations provinciales, municipales et corporatives (par l’entremise de notre partenariat avec Valeur mobilières Banque Laurentienne).

RISQUE MOYEN

Le Fonds omnibus FMOQ : un Fonds équilibré dont l’actif est composé à 55% d’actions canadiennes et étrangères, alors que la différence, soit 45 %, est constituée de titres à revenu fixe : bons du trésor, obligations de grande qualité, etc.

Depuis sa création en 1979, malgré le fait que ce Fonds ait subi de nombreuses turbulences boursières, il affiche un rendement annuel composé de 10 % (période du 1er janvier 1980 au 26 septembre 2008).

RISQUE MOYEN À ÉLEVÉ

Le Fonds de placement FMOQ : un Fonds équilibré pouvant contenir une portion de son actif (entre 55 % et 75 %) en actions canadiennes et étrangères, la différence du portefeuille étant constituée de titres à revenu fixe.

Les gestionnaires de ce Fonds ont eu la clairvoyance d’investir le minimum en actions (55 %), et ce, depuis décembre 2007. Ils attendent maintenant le moment opportun pour augmenter ce pourcentage d’actions du portefeuille et ainsi faire bénéficier ses investisseurs de la reprise.

IMPORTANT

Quels que soient vos besoins, nos conseillers, dont la rémunération est fixe (sans commission), sauront vous guider vers la solution qui vous convient, en tenant compte de votre profil d’investisseur et de l’ensemble de vos avoirs. N’hésitez pas à nous en parler. Nous sommes là pour vous aider.

2007 n’a pas été un grand cru

Un coup d’œil à votre relevé de placement annuel vous permet de constater les piètres rendements obtenus au cours de l’année qui s’achève. En fait, il est très probable que votre capital soit pratiquement au même point qu’au 1er janvier 2007. Faut-il dès lors conclure à une contre-performance des Fonds FMOQ ?

Bien qu’il soit impossible de nier que les rendements de l’année 2007 ont déçu, il s’avère nécessaire de pousser l’analyse un peu plus loin, avant de sauter trop vite aux conclusions.

Comparaison avec les autres fonds

Pour savoir si les gestionnaires de vos fonds ont fait mieux ou pire que leurs homologues canadiens, rien ne vaut une comparaison entre votre fonds et ceux de la même catégorie qui sont disponibles au Canada. Certains sites Internet (par exemple www.globefund.com) fournissent gratuitement des outils d’analyse et une base de données exhaustive qui permettent de s’y retrouver, car il y a plus de 5 000 fonds au Canada ! Votre conseiller financier peut également vous aider, car il a sûrement accès à des logiciels d’analyse comme Paltrak de la firme Morningstar, l’un des plus populaires.

Pour ce qui est des Fonds FMOQ, l’analyse détaillée de leurs classements respectifs, telle que produite mensuellement par la firme Aon, est disponible dans notre site Internet (www.fondsfmoq.com). À titre d’exemple, comparons le Fonds omnibus FMOQ aux autres fonds équilibrés canadiens. Pour la période de 1 an terminée le 30 novembre 20071, il s’est classé 176e sur 879, dans le 1er quartile (soit parmi les premiers 25 %).

Comparaison avec les indices de référence

Les Fonds FMOQ ont donc fait mieux que la majorité des autres fonds canadiens. Mais les gestionnaires de fonds auraient-ils littéralement manqué le bateau en 2007 ?

Pour répondre à cette question, il suffit de comparer les rendements de vos fonds avec ceux des indices de référence appropriés. Par exemple, pour la Bourse canadienne, l’indice de référence le plus couramment utilisé est l’indice composé S&P/TSX qui regroupe actuellement les titres des 263 plus importantes sociétés canadiennes cotées en Bourse. En 2007, cet indice a progressé de 9,83 % (dividendes inclus), alors que le Fonds actions canadiennes FMOQ a procuré un rendement de 7,10 %. Il est important de noter que les rendements de tous les Fonds FMOQ sont présentés nets des frais de gestion de 1,01 %, alors que ceux des indices sont présentés avant frais. En pratique, un investissement dans un titre qui réplique le rendement d’un indice ne peut être acquis sans assumer des frais de transactions ou de gestion qui en diminueraient d’autant le rendement.

Les actions étrangères ont connu une autre année difficile avec le dollar canadien qui a fortement monté. Le Fonds actions internationales FMOQ a ainsi baissé de 9,26 % alors que son indice de référence, le MSCI Monde ex-Canada (en dollars canadiens), a baissé de 7,59 %.

Rappelons qu’en placement, une période de 1 an est bien courte pour juger d’une performance et que sur de plus longues périodes, les Fonds FMOQ se comparent avantageusement à leurs indices de référence, tant en termes de rendements que de risques.

Rendements et projection de retraite

Si vous êtes inquiets parce que votre projection de retraite tient compte d’un rendement annuel de 5 ou 6 %, sachez que ceux d’une année comme 2007 ne la modifieront pas. L’important, c’est le rendement que vous obtiendrez sur des périodes beaucoup plus longues, soit de 5, 10 ou même 15 ans.

Rappelez-vous qu’il y aura toujours des années où le rendement obtenu sera inférieur, mais que les bonnes années compenseront pour les moins satisfaisantes. À titre d’exemple, bien que le rendement du Fonds omnibus FMOQ soit de 1,45 % en 2007, sa moyenne au cours des 5 dernières années a été de 9,05 %, tandis que celles des 10 et 15 dernières ont été respectivement de 6,28 % et de 8,66 %. D’ailleurs, vous trouverez, avec votre relevé de placement annuel, un dépliant qui présente le tableau complet des rendements, année sur année, de tous les Fonds FMOQ depuis leur création. Les renseignements que vous y trouverez devraient vous rassurer.

Rendement sans risque et prime de risque

Une autre façon d’analyser la situation consiste à comparer le rendement que vous avez obtenu par rapport à celui que vous auriez réalisé avec un investissement sans risque (par exemple un certificat de placement garanti [CPG] ou une obligation du gouvernement canadien).

Au début de l’année 2007, vous auriez pu investir dans une obligation canadienne à court terme, un fonds monétaire ou un CPG d’une grande banque, et obtenir un rendement d’environ 4 % pour 2007. Ce rendement n’est pas très loin de ce que ce genre d’investissement a procuré à long terme, soit environ 2 % de plus que l’inflation2. Vous avez donc sacrifié du rendement en investissant dans un fonds équilibré comme le Fonds omnibus FMOQ qui a procuré un rendement de 1,45 % en 2007. L’analyse des rendements passés démontre que ce n’est rien d’exceptionnel ; en effet, sur les périodes de 1 an, les placements sans risque font mieux que les fonds équilibrés, et ce, environ 30 % du temps. Cependant, il y a très peu de périodes de 5 ans et plus où vous verrez un CPG faire mieux qu’un fonds équilibré. D’où l’importance d’investir à long terme !

De deux choses l’une : ou vous vous contentez d’un rendement sans risque (± 4 %), ou vous optez pour un portefeuille équilibré qui devrait pouvoir procurer un rendement entre 6 et 8 % à long terme, selon le niveau de risque. Pour en arriver à cette estimation, nous calculons qu’un portefeuille diversifié d’obligations (plusieurs émetteurs et des échéances plus longues) devrait procurer un rendement d’environ 5 %, alors que la portion investie en actions pourrait en procurer un d’environ 8,5 % en moyenne au cours des prochaines années. Ces rendements sont ceux projetés pour les différents marchés financiers. Vous devez donc les réduire des frais de gestion qu’il en coûte pour gérer votre portefeuille de placement (exemple : 1 % pour les Fonds FMOQ), et ajuster le résultat en tenant compte de la valeur ajoutée que pourraient générer vos gestionnaires.

Volatilité des rendements et diversification

L’année 2007 aura donc marqué un retour en force de la volatilité des marchés boursiers et même des marchés de titres à revenu fixe, la crise des papiers commerciaux ayant secoué ce secteur traditionnellement plus calme. Dans un tel contexte, serait-il préférable de sécuriser vos investissements ? Nous sommes d’avis que la diversification du portefeuille de placement est encore l’outil le plus efficace auquel les investisseurs peuvent avoir recours en ces temps d’incertitude. La diversification peut prendre plusieurs formes : elle peut porter sur les différentes classes d’actifs, les styles de gestion, les secteurs, les zones géographiques ou les types de capitalisation. Les Fonds FMOQ diversifiés (omnibus et de placement) privilégient déjà ces principes de saine diversification.

N’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller des Fonds FMOQ afin de valider la diversification de votre portefeuille de placement ou pour toute autre question que cet article pourrait susciter.

1 Les données de décembre 2007 n’étaient pas encore disponibles au moment d’aller sous presse. Prière de consulter le site Internet des Fonds FMOQ (www.fondsfmoq.com) pour la mise à jour mensuelle du classement des Fonds FMOQ.
2 La Banque du Canada vise à maintenir l’inflation au Canada à un taux de 2 % et ajuste sa politique monétaire en conséquence.

CLASSEMENT DES FONDS FMOQ AU 30 NOVEMBRE 20071

Fonds FMOQ 1 an 3 ans 5 ans 10 ans 15 ans
Monétaire 1er 1er 1er 1er 1er
Omnibus 1er 2e 2e 2e 1er
Placement 1er 2e 2e 1er 1er
Revenu mensuel 1er s.o. s.o. s.o. s.o.
Obligations canadiennes 1er 1er 1er s.o. s.o.
Actions canadiennes 2e 2e 2e 1er s.o.
Actions internationales 2e 2e 2e 2e s.o.

1er = 1er quartile
2e = 2e quartile

1 Les données de décembre 2007 n’étaient pas encore disponibles au moment d’aller sous presse. Prière de consulter le site Internet des Fonds FMOQ (www.fondsfmoq.com) pour la mise à jour mensuelle du classement des Fonds FMOQ.

Dans sa grande sagesse, le père de la physique moderne a écrit un jour que, «capable de grande réalisation, l’être humain peut parfois devenir irrationnel, à un point tel qu’il commet de graves erreurs, pour ne pas dire des bêtises ».

La pertinence de la remarque d’Einsteina été de nouveau confirmée cet été, alors qu’une nouvelle crise financière s’est inscrite dans une longue suite comprenant entre autres la première panique boursière de septembre 1903, la Grande Dépression des années 30, la crise asiatique de 1997 et le dégonflement de la bulle des technos, en 2000. Les marchés financiers seraient-ils donc condamnés à l’instabilité perpétuelle ?

Il est effectivement possible de noter que, suivant des périodes plus ou moins longues, les marchés financiers se concentrent successivement sur certains actifs comme les secteurs boursiers, l’immobilier, les matières premières, etc. Règle générale, ceux qui sont « à la mode » à une période précise sont ceux qui connaissent des innovations. Il en résulte une bulle, c’est-à-dire une sorte de phénomène de masse – ou effet d’imitation – qui pousse le marché à l’exagération. En effet, attirés au départ par des perspectives de gains, les investisseurs se comportent de façon telle qu’ils enflamment eux-mêmes le marché, engendrant du même coup une escalade.

L’émergence de bulles n’est pas étrangère au fait que les investisseurs sont obnubilés par le court terme et l’appât du gain. Malheureusement, tôt ou tard, la réalité les rattrape : la demande se tarit et un grand nombre d’investisseurs cherchent à sortir rapidement du marché, amplifiant cette fois le mouvement à la baisse.

Le plus étonnant dans la crise actuelle, c’est sans contredit l’éventail de gens qui sont tombés dans le panneau : les ménages, les prêteurs hypothécaires, les institutions financières, les fonds spéculatifs (hedge funds), les agences de notation et les investisseurs. À la limite, on pourrait même blâmer les banques centrales qui n’ont rien fait pour empêcher les abus, alors que leur rôle est précisément d’assurer la stabilité des marchés financiers. De fait, elles se sont contentées de réagir à la crise.

Il est cependant heureux qu’elles aient été beaucoup plus rapides à réagir que lors des crises américaines du crédit de 1966, 1970 et 1974. Cette fois-ci, les autorités monétaires de plusieurs grandes économies ont vite injecté des centaines de milliards de dollars américains pour enrayer le manque de liquidités, en plus d’adoucir temporairement leur politique monétaire. Certaines ont même secouru des institutions financières en difficulté. Une question demeure toutefois : auraient elles dû désamorcer la situation avant que le choc ne survienne ?

Anatomie de la crise

La crise du crédit de 2007 a pris naissance aux États-Unis, où des prêteurs hypothécaires à risque (c’est-à-dire qui ne sont pas soumis aux lois bancaires) ont voulu accroître leurs profits à court terme. Leurs mandats étant d’accorder des prêts immobiliers à des ménages à bas revenus mais solvables, ces prêteurs en sont venus à se tourner vers des ménages plus vulnérables, souvent sans vérifier la capacité de remboursement de ces derniers.

Tant que les prix de l’immobilier montaient et que la revente était facile, tout allait bien. Mais le ralentissement économique et la hausse des taux d’intérêt américains ont changé la donne. Dès lors, un très grand nombre de ménages qui n’auraient jamais dû obtenir un prêt hypothécaire ont été forcés de remettre leurs clés de maison à leurs créanciers. Par ricochet, le marché du crédit hypothécaire à risque s’est retrouvé sous haute tension, et les inquiétudes des investisseurs ont eu un impact sur d’autres segments du crédit. Rapidement, il est devenu évident que plusieurs institutions financières ont fait preuve d’imprudence en prêtant de l’argent aux organismes de crédit hypothécaire américains ou en vendant à leurs clients des produits financiers rémunérateurs, certes, mais risqués. C’est le cas de plusieurs banques américaines et d’autres institutions internationales parmi lesquelles figurent BNP Paribas en France, IKB en Allemagne et Coventree au Canada.

Par la suite, il a été possible d’apprendre que des titres adossés au marché du crédit hypothécaire ont été massivement achetés par des fonds spéculatifs établis dans des paradis fiscaux et échappant à toute réglementation, d’où la difficulté d’évaluer précisément l’ampleur du problème.

Autre phénomène troublant, les institutions financières offrant des fonds principalement investis dans le crédit hypothécaire ont mal informé les investisseurs des risques liés à l’achat de ces produits. Alors que ces derniers étaient souvent présentés comme des titres du marché monétaire (la classe d’actif la moins risquée), on constate aujourd’hui, avec un peu de recul, qu’ils ne portaient manifestement pas la bonne étiquette.

Enfin, d’autres acteurs cruciaux ont aussi manqué de flair. Les agences de notation, chargées de mettre en garde les investisseurs contre les risques, sont accusées d’avoir mal évalué ceux liés au crédit hypothécaire. Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s ont même abaissé tardivement les cotes de ces titres, après les premières déconfitures d’établissements de crédit aux États-Unis.

Les retombées de la crise

Évidemment, la complexité et la gravité de cette crise ont alarmé les gouver-nements et d’autres instances, et ce, d’autant plus qu’une récente étude a conclu qu’un choc semblable pourrait survenir en Espagne, en Irlande et au Royaume-Uni. Comme lors des crises précédentes, ces intervenants tenteront de corriger la situation ; au besoin, ils légiféreront.

À titre d’exemple, l’Union européenne a déjà amorcé une enquête afin d’identifier des agences de notation susceptibles de s’être placées en situation de conflit d’intérêts, en dépit de leur obligation d’impartialité. De son côté, le G7, qui s’inquiète depuis longtemps du manque de transparence des fonds spéculatifs, risque de remettre l’encadrement de ces produits financiers à l’ordre du jour. Cette probabilité est d’autant plus grande que, dans le cas présent, la complexité de l’ingénierie financière des produits liés aux titres hypothécaires à risque explique en bonne partie l’aveuglement des principaux acteurs. Quant au gouvernement américain, il a adopté une loi qui définit les conditions minimales qu’un ménage doit rencontrer pour obtenir un prêt hypothécaire.

Quelle leçon doit-on tirer de ces événements ? La réponse est très simple : la même que celle enseignée par les crises passées, à savoir bien diversifier son portefeuille de placements, suivre un plan de match à long terme et, surtout, ne pas paniquer et vendre au creux du marché. S’il est inévitable que des chocs secouent périodiquement les marchés financiers, il ne faut jamais perdre de vue que ce qui apparaît catastrophique au moment de l’impact finit toujours par se résorber… et être oublié.

Le conseil d’administration de la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. a confié, à la société de gestion de portefeuille Fiera YMG Capital inc., un mandat additionnel quant à la gestion du Fonds de placement FMOQ, plus précisément sur la répartition des actifs de ce Fonds.

Depuis quelques années, cette répartition avait été fixée à 35 % en titres à revenu fixe et à 65 % en titres de participation (actions canadiennes et étrangères). Le conseil d’administration croit que l’ajout d’un tel mandat de répartition des actifs devrait bonifier le rendement du Fonds de placement FMOQ.

Ce mandat additionnel est exécuté « en superposition aux divers mandats de gestion actuels du Fonds », c’est-à-dire qu’il n’y a aucune modification aux mandats spécialisés confiés actuellement à divers gestionnaires (monétaire, titres à revenu fixe, actions canadiennes, actions étrangères, etc.), ni à la répartition des actifs entre ces gestionnaires. Autrement dit, le nouveau gestionnaire de répartition des actifs réalise ses stratégies uniquement par le biais de produits dérivés, particulièrement des contrats à terme sur indices obligataire et boursiers.

À la suite d’une analyse rigoureuse des performances de la firme Fiera YMG Capital inc. dans ce type de mandat, puis d’une rencontre avec leurs principaux professionnels appelés à gérer cette  répartition des actifs, le conseil d’administration a la conviction profonde que cette firme a la capacité de générer une plus-value intéressante en ce qui concerne les rendements du Fonds de placement FMOQ.

Les participants au Fonds seront heureux d’apprendre que :

  1. la présence de ce nouveau gestionnaire  n’a aucun impact sur les honoraires perçus par
    le gérant (0,95 % de l’actif par année), ni sur le ratio des frais de gestion (1,01 %, TPS incluse) ;
  2. ce changement concerne exclusivement le Fonds de placement FMOQ. La répartition du Fonds omnibus FMOQ demeure fixe, soit 45 % en titres à revenu fixe et 55 % en titres de participation (actions canadiennes et étrangères).

Ce nouveau mandat de gestion est entré en vigueur en mai dernier.

Le tableau ci-dessous décrit la nouvelle marge de manœuvre accordée au gestionnaire. Comme vous le constatez, le gestionnaire peut investir, en titres de participation (actions canadiennes et étrangères), jusqu’au maximum de 75 % lorsque les marchés boursiers sont favorables. À l’inverse, lorsque les marchés sont plutôt défavorables, il peut se replier jusqu’au minimum de 55 %.

 

CATÉGORIE D’ACTIF
MINIMUM
MAXIMUM
Encaisse
0 %
23 %
Obligations
22 %
42 %
Total des titres à revenu fixe
25 %
45 %
Actions de sociétés canadiennes
25 %
45 %
Actions de sociétés étrangères
20 %
50 %
Actions de sociétés américaines
10 %
30 %
Actions de sociétés d’autres pays
10 %
30 %
Total des actions
55 %
75 %